Vous défendez la spontanéité comme valeur centrale dans votre travail. D'où vient cette conviction ?
La spontanéité, c'est la vie qui s'exprime directement, sans filtre. Quand je peins, je ne cherche pas à contrôler le résultat. Je me mets en état de disponibilité et je laisse venir ce qui doit venir. Bien sûr, il y a des années de travail et d'apprentissage derrière ce geste apparemment libre. Mais dans l'instant de création, je veux que ça surgisse.
Comment votre double culture marocaine et occidentale influence-t-elle votre art ?
Cette double appartenance est une richesse incroyable. Je navigue entre deux univers esthétiques, deux manières de percevoir le monde. Il y a dans la calligraphie arabe, dans les zelliges, dans les motifs berbères une géométrie du vivant qui me fascine autant que l'expressionnisme abstrait occidental. Mon travail essaie de faire dialoguer ces traditions.
Quels sont vos projets à venir ?
Une exposition solo à Marrakech en octobre, puis une résidence artistique à Barcelone. Je travaille aussi sur un livre d'artiste qui rassemblera des œuvres de ces cinq dernières années. Des projets qui me tiennent à cœur et dans lesquels je me donne entièrement.


