Un monument de la culture africaine
Bernard Binlin Dadié est à la littérature ivoirienne ce que Léopold Sédar Senghor est à la poésie sénégalaise. Né en 1916 à Assinie, il a traversé un siècle d'histoire africaine et en a été un témoin, un acteur et un narrateur exceptionnel.
Une œuvre protéiforme
Son roman 'Climbié' (1956) est considéré comme le premier roman ivoirien moderne. 'Le Pagne Noir' et ses autres recueils de contes ont introduit la tradition orale africaine dans la littérature écrite. Ses pièces de théâtre ont été jouées sur toutes les scènes francophones. Ses poèmes sont au programme des lycées africains depuis des décennies.
L'engagement politique
Dadié n'a jamais séparé la création de l'engagement. Emprisonné pour avoir revendiqué l'indépendance de la Côte d'Ivoire, il a continué à écrire depuis sa cellule. Ministre de la Culture dans les années 70, il a contribué à bâtir les institutions culturelles ivoiriennes.
Son héritage vivant
Le Centre Culturel Bernard Dadié à Abidjan perpétue son œuvre. Des prix littéraires portent son nom. Et ses livres continuent d'être lus et étudiés dans tout le monde francophone. Un géant dont l'ombre bienveillante continue de guider les jeunes écrivains africains.