Un son né de la fusion
L'Afrobeats — à ne pas confondre avec l'Afrobeat de Fela Kuti — est né au milieu des années 2000 à Lagos. Wizkid, Davido et Burna Boy en ont fait un phénomène planétaire. La recette : rythmes highlife, dancehall jamaïcain, R&B américain et percussions afro, le tout saupoudré d'autotunecontemporain.
Le rôle d'Abidjan dans l'écosystème
Abidjan est au carrefour de cet univers. Le Coupé-Décalé ivoirien a préparé le terrain, et les artistes comme Josey, Suspect 95 ou Didi B s'approprient l'Afrobeats avec une signature locale distincte. La ville est devenue une destination incontournable pour les maisons de disques internationales.
Les chiffres qui impressionnent
En 2025, l'Afrobeats représentait 3 % des écoutes mondiales sur Spotify, en hausse de 47 % en un an. Les artistes africains ont généré plus d'un milliard de streams en France seule. Des tournées sold-out à Paris, Londres et New York témoignent d'un appétit mondial insatiable.
Et demain ?
La prochaine vague vient d'Abidjan, de Dakar et d'Accra. Des labels indépendants misent sur de jeunes artistes qui fusionnent drill, amapiano et sonorités forestières. L'Afrique de l'Ouest n'a pas dit son dernier mot.