Il y a des voix qui traversent le temps et les générations. Celle d'Abdelwahab Doukkali en fait partie. Né à El Jadida en 1941, ce monument de la chanson arabe a consacré sa vie à un art qu'il a porté à des sommets rarement atteints, bâtissant une œuvre colossale qui demeure un trésor du patrimoine musical maghrébin et arabe.
Sa carrière débute dans les années 1960, alors que le Maroc indépendant cherche à forger son identité culturelle. Doukkali, avec sa voix d'une richesse et d'une ampleur exceptionnelles, s'impose rapidement comme une référence. Il collabore avec les plus grands compositeurs et poètes de son époque, offrant à leurs mots une musicalité inégalée.
Ses chansons les plus célèbres — Ya Immi, Azine, Sidi Mansour — continuent de résonner dans les foyers marocains, transcendant les frontières et les générations. Elles constituent un lien vivant entre la modernité et une tradition musicale millénaire.
Aujourd'hui octogénaire, Abdelwahab Doukkali reste une figure respectée et aimée, dont l'œuvre continue d'inspirer de nombreux artistes. Un portrait en ciel de l'art marocain.


